Historique

Établi sur ces terrains en 1970 grâce à l’initiative de quelques visionnaires et amateurs d’armes de poing qui désiraient doter la région de la Mauricie d’infrastructures permettant l’entraînement au tir compétitif, le club a prospéré à une échelle modeste mais satisfaisante jusqu’au tournant des années 1990. À cette époque, un ensemble de mesures restrictives issues des nouvelles lois sur le contrôle des armes à feu, adoptées à la suite de la tragédie de l’École Polytechnique, est venu bouleverser la réalité de la plupart des clubs de tir au Québec.

De nouvelles exigences très strictes concernant les équipements et l’homologation des champs de tir ont failli mettre fin à la pratique du tir aux armes de poing dans ce club, qui dépendait en grande partie de cette catégorie de tireurs pour assurer sa survie.

Une fois encore, le dévouement de ses membres a permis au club de se recentrer et d’innover en proposant une solution sécuritaire et moins coûteuse, approuvée par les autorités, qui lui a donné les moyens de retrouver sa clientèle. Le travail bénévole d’un petit groupe d’acharnés a fait le reste.

En décembre 2007, le gouvernement du Québec adopte la loi C-9, plus connue sous le nom de loi Anastasia, qui resserre encore les conditions d’exploitation des clubs de tir de la province. Paradoxalement, cette loi, en instaurant l’obligation pour tous les possesseurs d’armes à utilisation restreinte d’être membres en permanence d’un club de tir agréé, a davantage contribué au financement des clubs que toute autre mesure. En favorisant le regroupement, C-9 a permis aux clubs de se financer à un niveau leur permettant d’améliorer considérablement les équipements ainsi que les infrastructures d’accueil et de sécurité.

Au fil des années, nous avons pu acquérir les terrains du Club, remanier le chemin d’accès et l’aire de stationnement, réaménager complètement le terrain de tir aux armes longues avec un meilleur fond de terrain, un drainage amélioré, un mur de séparation et une butte de fond surélevée, moderniser les deux postes de tir et améliorer le pas de tir aux armes restreintes.

Chronologie

En 2009 débutent les travaux qui mèneront, en août 2011, à la complétion du pas de tir de compétition (14 postes) pour armes restreintes.

Le 8 mai 2013, après un hiatus de plus d’une année dû à certaines exigences liées à la mesure des niveaux de bruit et au contrôle des polluants (plomb), le club reçoit finalement du M.D.D.E.P. (Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs) son certificat d’autorisation dans le cadre de la Loi sur la qualité de l’environnement. Quelques semaines plus tard, il obtient son agrément du Service des permis et champs de tir de la Sûreté du Québec.

À la fin de 2013, une aire d’ateliers réservée aux activités des membres et des officiels du Club est construite. La finition extérieure de cette bâtisse se poursuit au printemps 2014 avec le lancement de la saison de tir.

Depuis, le club a remis en service le tout premier pas de tir, situé à gauche du nouveau pas de tir de compétition. Il peut être utilisé lors de compétitions sanctionnées ou de séances de cours limitant temporairement l’accès au pas de tir principal.

Pour les tireurs à l’arc et à l’arbalète, une allée d’exercice de 50 mètres comportant un mirador a été aménagée à la droite du pas de tir principal armes restreintes. On y trouve un arrêtoir réglementaire; il est possible d’y suspendre des cibles en éthafoam ou d’autres arrêtoirs supplémentaires conçus pour l’utilisation des pointes de chasse. Cette allée de tir fût abandonnée pour des raisons de sécurités.

En 2020, une dalle de béton armé est coulée afin de servir d’assise aux nouveaux aménagements du pas de tir 100 mètres armes longues. Le projet se concrétise en 2021 : le bâtiment voit le jour, des tables de tir en béton sont installées sur 10 pas de tir, dont un réservé au patronage des fusils de chasse, à la demande des membres.

En 2023, l’énergie des bénévoles a servi à l’amélioration du stationnement. Aussi, l’idée du pas de tir à l’arc et arbalète est reprise de l’autre côté du terrain. Des cibles sont apposées temporairement sur des palettes.

En 2024, le projet d’amélioration du pas de tir 25 mètres voit le jour, une dalle est coulée et l’année suivante un bâtiment est construit. Les quatre pas de tir sont équipés de cibles en métal, au grand plaisir de nombreux tireurs au pistolet. Deux arbres de duels et deux vaisseliers y sont installés en permanence. Aux allées de pratique de l’arc et l’arbalète, des portes cibles sont installés et une base de béton coulée.

Une nouveauté, longtemps discutée, se concrétise en 2025, les invités sont maintenant autorisés. Au pas de tir arc et arbalète, des allées de gravier peaufinent maintenant les parcours aux différentes cibles. En novembre, les Forces armées canadiennes utilisent nos installations pour leurs membres. L’expérience devrait se répéter sur une base régulière, chaque année.

A suivre …